Contribution d'Ibrahima Thioub, professeur d’histoire à l’Université Cheikh Anta Diop : « La traite des esclaves est là, sous nos yeux »

Publié le par GIRAF

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Saryteny 12/01/2010 14:39


Membre de la majorité silencieuse réduit au silence par la terreur et le desoeuvrement à Madagascar veuillez considérer ma réflexion .

On ne peut pas aliéner et ignorer un peuple ; le laisser vivre ,puis laisser mourir ,puis faire revivre avec des soit disant élections au mois de mars 2010 .Ou bien est ce que le code noir est
caduque ,alors on applique le code Zombie ?.L’Afrique est-elle solidaire ?

L’édifice de Tsimbazaza ,siege du Parlement ;a toujours été considérée comme la maison du peuple depuis que Madagascar est une République ;et quelque soient les régimes ,cet immeuble appartient au
peuple mais pas à l’exécutif qui reçoit des ordres du peuple .L’exécutif a le devoir de protéger en cas de péril en la demeure un bien public ,mais pas d’en interdire l’accès ;ni aux peuples ni à
ses représentants . ;comme ce qui s’est passé le mardi 22 décembre 2009 à Antananarivo .
Il est tout à fait normal que les représentants du peuple veulent bien faire leurs devoirs ,donc siéger au Parlement ;au nom même de la continuité de l’Etat ;car qu’est ce que un Etat sans peuple ?
Une colonie ! Un Territoire ! Ou encore qu’est ce que un Etat avec un peuple oppressé ?

En parlant de Madagascar on entend souvent des postulats contradictoires :manque de financement pour le développement pourtant Madagascar pays riche;défaut d’éducation pourtant les Malagasy peuple
sage .(En fait ce n’est pas une exception en Afrique )

Ces quatre postulats n’ont provoqué aucune réaction d’entreprenariat (plutôt extension d’un secteur informel ) :la pauvreté actuelle reste un constat

Peut on poser la question que le droit civil français par la présomption d’innocence a institué une garantie de suivie de l’action coloniale ? Cela par rapport au droit coutumier qui fonctionnait
déjà ! Les initiatives de la population autochtone et malagasy ont été érodées par l’instauration d’une société inégalitaire ( droit indigène et citoyen ),dont le fonctionnement n’était pas
tellement compréhensible (politique coloniale d’assimilation sélective ,mais manifeste) ; le résultat que nous subissons est une multitude de mensonges sociaux transformés en vérité publique par la
contrainte ,et du point de vue économique un transfert légalisé continu de richesses et de gaspillage .


Empêcher le peuple de prendre possession de ses biens et d’exercer ses fonctions est une négation totale du droit des Peuples ;qui met un pays dans un état d’Indigénat et d’oppression .

Nous sommes à Madagascar en ce moment dans le cas de peuple oppressé et empêché, et aussi dans l’incapacité de nous défendre face à une tentative d’aliénation et d’indigénisation ;c’est pourquoi
nous faisons appel à la solidarité de tous les peuples libres pour nous aider à nous libérer de l’oppression et de l’aliénation ,car l’aliénation est un crime contre l’humanité .